Réflexions alimentaires

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9 Un peu fou, c’est sûrement ça. Mais le chemin se présentait devant moi, il me suffisait de faire un premier pas.

Le premier pas derrière la barrière de péage a été celui à la rencontre de l’alimentation.

Après quelques lectures, je suis donc parti du principe que la peau est un émonctoire du corps et que bon nombre de toxines à éliminer passent par elle. J’ai accepté ce principe et l’ai intégré dans ma réflexion en imaginant que les toxines pourraient tout à fait provoquer de telles rougeurs. De plus, dès que je rencontrais un animal, chat ou chien par exemple, ils n’avaient de cesse que de vouloir lécher mes plaies. C’était un indicateur fort.

Alors en effet, sur ce sujet, il y avait du travail … j’étais plus adepte du « manger, boire n’importe quoi » qu’autre chose. Comme beaucoup, je me donnais bonne conscience en mangeant des légumes, ou plutôt, quelques morceaux de verdure dans des plats à base de crème, de fromage, voire de friture et autres joyeusetés. J’avais aussi ce raisonnement que je retrouve chez trop de monde : « prendre quelque chose de consistant le midi pour tenir le coup jusqu’au soir », quitte à dormir à moitié en début d’après-midi tellement on est lourd. Les légumes n’ont pas la réputation d’être consistants, le cheminement est vite fait… et toutes les erreurs de consommation qui peuvent être véhiculées, vendues et provoquées par le marketing et la publicité n’arrangent en rien notre propension à nous jeter sur les rayons des supermarchés. Ivres que nous sommes des mêmes produits avec lesquels nous avons grandi, avec lesquels nous nous sommes construits.

J’ai fait mienne cette remarque que tout le monde entend : « Nous sommes ce que nous mangeons. », elle a même été reprise par un célèbre rat ! En m’observant, je pense que nous avons tous le même comportement à son égard : nous la voyons, mais ne la lisons pas. J’entends par là que nous ne mesurons pas intellectuellement l’enjeu qu’elle représente. Certes, il m’arrive à nouveau de faire quelques excès, de céder à la facilité, mais à moindres doses. Et en assimilant cet adage, tout naturellement, avaler n’importe quoi m’est apparu comme un acte suicidaire à long terme. Oui, j’ai commencé à lire les étiquettes réellement, à me renseigner sur ces fameux « colorants », les E-quelque chose et sur les procédés de fabrication. Là aussi, une fois que l’on accepte de se projeter ces images, on en vient naturellement à refuser cette prise de pouvoir des produits industrialisés. Je ne parle pas que de plats tous prêts, il en va de même pour les farines, les sucres et, finalement, tous les ingrédients faisant la composition des aliments, même de base, que nous consommons.

Sans savoir si c’est avéré, j’ai pu aussi lire des commentaires assez négatifs concernant l’effet du lactose sur le psoriasis. J’ai continué à lire les étiquettes des produits … pour me rendre compte avec horreur qu’il y a du lactose partout … même dans certains saucissons … Et plus tard, de lire des commentaires négatifs sur le lait tout court.

J’avais déjà un gros travail à faire sur ces bases … revoir une alimentation, seul, n’est pas chose évidente et je ne savais pas comment m’y prendre. J’ai fouillé les rayons des librairies à la recherche d’idées et de pistes qui m’apparaissaient plus sérieuses que des recherches en ligne. Il faut constamment y vérifier, valider en cherchant des informations concordantes. Je me méfie trop des témoignages de forum à présent. Bien sûr tous ne sont pas à jeter, mais il y a un tri énorme à réaliser.

C’est un sujet récurrent et je suis donc aussi tombé dessus : les Oméga3. En dehors des Omégas vendus dans des plaquettes de beurre industrielles – vous savez, celles qui vont vous faire vivre plus longtemps parce que c’est anticholestérol – je n’y connaissais rien. Tout simplement, on sait et apparemment il est mesuré que nos modes de consommation actuels n’apportent pas suffisamment d’Oméga3. C’est un acide gras essentiel, signifiant que nous ne pouvons le trouver que par l’alimentation. Ensuite, il doit être équilibré avec les Oméga6 que nous trouvons par contre dans les viandes rouges. Nous sommes pour la plupart déséquilibrés à ce sujet. C’est surtout les effets des Oméga3 qui m’ont interpelé. Leur effet sur le cerveau et le fait de les ramener dans une proportion définie permet différentes actions qui aident « la machine à mieux rouler », comme une bonne huile qui vient lubrifier les rouages d’un mécanisme de précision. Les Oméga3 sont contenus dans les poissons et certaines huiles végétales. Ce sont des huiles qui ne figent pas, même à basses température, alors j’aime cette image de mes connexions neuronales qui travaillent avec des huiles onctueuses. Et toute cette science pour quoi ? Tout simplement pour moins accrocher sur ces petites choses du quotidien, réussir à gérer un peu mieux les choses. Pour obtenir un petit coup de pouce au moral si on peut dire. Il paraîtrait que certains cas de dépressions, de baby blues ont pu être contrés grâce à leur action. Je parle au conditionnel. Je ne veux pas plus me faire endoctriner par le marketing et la publicité des multinationales agroalimentaires que par des écrivains alternatifs. J’espère que vous lisez ces lignes avec le même état d’esprit : prenez les informations et construisez vos opinions avec vos propres expériences.

J’avoue ne pas avoir ressenti les effets des Oméga3. Non. Par contre, c’est en les arrêtant que j’ai été surpris. Certains détracteurs les comparent d’ailleurs à une drogue douce. Ce n’est pas si faux. En arrêtant, j’ai constaté leurs effets et j’ai repris. Je me suis demandé si je devrais en prendre à vie et j’ai fait durer la cure pas mal de temps. Et bien non : après plusieurs mois et une nouvelle énergie, je n’ai plus besoin de ce palliatif. Il a bien servi de catalyseur au démarrage et, pour la suite, a participé à la guérison sans en être le remède complet.

Mes recherches sur les Oméga3 s’accompagnaient de travaux pratiques et de repérages, en magasins bio surtout. J’ai découvert un nouvel univers peuplé d’ingrédients inconnus et mystérieux. Un monde de denrées non packagées, qui ne donnent pas envie immédiatement et suscitent plutôt des interrogations, souvent de la méfiance. La peur de l’inconnu.

Non, pas facile, il fallait une aide plus substantielle sur le sujet, je n’y arriverais pas seul.

Au fil des lectures, j’ai découvert la naturopathie. Je dois avouer que j’ai adhéré tout de suite à la vision, alors que je faisais n’importe quoi avec mon alimentation depuis 35 ans. Après lecture d’un petit traité de naturopathie et quelques visites sur internet, décision était prise : il me fallait rencontrer un naturopathe.

Cette première démarche était la plus simple, la plus pragmatique, proche de l’approche médicale : un symptôme que l’on va traiter. Je me lançais donc dans un « traitement » des toxines qui pouvaient passer par ma peau. D’autres pistes se dessinèrent par la suite, au fil des recherches et des rencontres. Chaque entreprise était alors accompagnée de nouvelles découvertes, de nouvelles pistes à explorer.

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